Centre d'Activités Régional pour le protocole relatif aux zones et à la vie sauvage Spécialement Protégées de la Grande Région Caraïbe
Caribbean Environment Program
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Projet Globallast

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Globallast phase II : partenariats GloBallast


I. Informations générales
Porteur du projet :  PNUD, mise en oeuvre Organisation maritime internationale (OMI)
Partenaires : PNUE, gouverments, CAR/REMPEICT pour la Caraïbe


Objectif du projet : Aider les pays à réduire les risques de bio-invasions liées aux eaux de ballast, et les préparer à la mise en oeuvre de la Convention sur la gestion des eaux de ballast de l'OMI
Pays participants : 1er cercle : Bahamas, Jamaique, Trinidad et Tobago, Venezuela ; 2nd cercle : Anguilla, Antigua et Barbuda, Barbade, Belize, Costa Rica, Haiti, Cuba, Dominique, Guatemala, Mexique.


Financement : FEM, avec co-financement de l'OMI, des pays partenaires et du secteur privé
Montant : 23 million de dollars US (le projet est mondial) dont 5,64 millions de dollars US fournis par le FEM
Durée : 5 ans (octobre 2007-octobre 2012)


Site internet : http://globallast.imo.org et http://cep.unep.org
Contact :
 Unité de coordination : rmaccioc[at]imo.org
 Pour la Caraïbe : CAR/REMPEITC : rempeitc[at]cep.unep.org


Globallast_fr

II.Description
Près de 10 milliards de tonnes d'eaux de ballast sont transférées chaque année au niveau international, et la même quantité au transport domestique ; on estime que 10 000 espèces différentes sont transportées dans les eaux de ballast chaque jour.


Au cours des 20 dernières années, les scientifiques, les gouvernements et l'ensemble des partenaires ont pris de plus en plus conscience que le transfert d'espèces nuisibles et de pathogènes via les eaux de ballast posait problème, dans la mesure où certaines espèces, embarquées dans les eaux de ballast au départ du navire (microorganismes, algues, larves etc) , parvenaient intactes à destination et pouvaient se répandre dans de nouveaux milieux, avec des conséquences environnementales, sociales et économiques. L'impact potentiel est particulièrement fort dans la Caraïbe, dans la mesure où l'économie est majoritairement basée sur des ressources cotières et où l'environnement est extrêmement sensible. Certains pays caribéens exportateurs de produits bruts ou manufacturés, sont des importateurs importants d'eaux de ballast. En 2005, 13 millions de tonnes d'eau ont été déversées dans le Golfe du Mexique (dont 50% de provenance internationale) et 6 millions dans la Caraïbe (84% international).

L'Organisation maritime internationale a lancé en 2000 un premier projet pilote, appelé GloBallast, dont l'objectif était réduire le transfert d'organismes nuisibles dans les eaux de ballast conformément aux lignes directrices de l'OMI sur les eaux de ballast. Ce projet de 4 ans (mars 2000 à mars 2003), a bénéficié d'un financement de 7,4 M$ du FEM et de 2,8M$ de contributions des pays participants et s'est concentré sur 5 sites pilotes à travers le monde.

Suite au succès de ce premier projet, l’OMI s’est de nouveau associée au FEM, au PNUD, à de nombreux pays et au secteur maritime pour exécuter un projet complémentaire d’une durée de cinq ans. Le titre complet de ce projet est Création de partenariats pour aider les pays en développement à réduire le transfert d’organismes aquatiques nuisibles par les eaux de ballast des navires, dénommé plus simplement projet de partenariats GloBallast (GBP).

Le projet de partenariats GloBallast a pour principal objet d’aider les pays en développement à réduire le risque d’invasion d’organismes aquatiques par le biais des eaux de ballast et des sédiments des navires. Mettant à profit les outils mis au point et les enseignements tirés du projet pilote, le projet de partenariats GloBallast vise à :

  • renforcer les capacités de gestion des gouvernements etdes ports,
  • promouvoir des réformes juridiques, politiques et institutionnelles, au niveau national,
  • établir des mécanismes assurant une gestion durable, et
  • favoriser la coordination et la coopération régionales.



Ce projet vise aussi à stimuler les efforts à l’échelle mondiale en vue de développer des solutions technologiques et à améliorer la gestion des connaissances et l’échange d’informations en vue d’appuyer les initiatives relatives à la biosécurité marine. Une composante cruciale du GBP est le partenariat entre le secteur public et le secteur privé.

Les résultats attendus sont : l'amélioration de l'acquisition de connaissances, l’évaluation et la gestion adaptative ;l'instauration de stratégies de gestion des eaux de ballast ; l'utilisation efficace des outils de gestion des connaissances et les systèmes de surveillance du milieu marin ; et l'établissement de partenariats entre le secteur public et le secteur privé afin de stimuler la mise au point de technologies d’un bon rapport coût-efficacité pour la gestion des eaux de ballast.

Le projet utilise une approche comportant plusieurs composantes et plusieurs niveaux qui fait intervenir des partenaires nationaux, régionaux et mondiaux représentant les gouvernements, le secteur maritime et des organisations non gouvernementales (ONG).

  • Une composante mondiale, gérée par une unité de coordination du Programme à l’OMI à Londres, assure la coordination au niveau international et la diffusion de l’information, y compris l’élaboration de panoplies de mesures et de directives, et établit des liens solides de coopération avec le secteur maritime et les ONG.
  • Une composante régionale assure, à l’échelle régionale, la coordination et l’harmonisation, l’échange d’information, la formation et le renforcement des capacités en matière d’application des mesures et directives concernant la gestion des eaux de ballast.
  • Une importante composante nationale, en établissant une filière accélérée (principal pays partenaire) et une filière partenariat (pays partenaire), permet aux pays en développement des régions prioritaires d’entreprendre les réformes juridiques, politiques et institutionnelles voulues, et de mettre en oeuvre la Convention internationale pour le contrôle et la gestion des eaux de ballast et sédiments des navires.



Treize pays de cinq régions hautement prioritaires, dont la Grande Région Caraïbe, jouent un rôle de partenaire principal axé surtout sur les réformes juridiques, politiques et institutionnelles. En tout, plus de 70 pays de 14 régions du monde participent au projet, directement ou indirectement, ou en bénéficient.

Au niveau de la Grande Région Caraïbe, la coordination est assurée par le Centre d'Activité Régional du protocole Hydrocarbures de la Convention de Carthagène, le CAR-REMPEITC. Quatre pays caribéens sont partenaires principaux du projet : Bahamas, Jamaique, Trinidad et Tobago, Venezuela ( la Colombie étant intégrée à la région Pacifique pour ce projet). Les autres pays caribéens qui sont des partenaires dits « simples » sont Anguilla, Antigua et Barbuda, Barbade, Belize, Costa Rica, Haiti, Cuba, Dominica, Guatemala, Mexico.

Compte-tenu de l'implication du CAR-REMPEITC, le lien entre ce projet et la Convention de Cartagena est très étroit. Un lien est également établi avec le protocole SPAW, puisque les programmes de travail successifs de SPAW identifient l'appui et l'accompagnement de ce projet, au niveau national et régional, parmi les actions concernant la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, en plus du projet porté par le CABI (voir article dédié)



III. Actualités
Pour la composante du projet mondial qui concerne la Grande Région Caraïbe, les activités clefs récentes sont les suivantes (organisation par le CAR-REMPEITC ) :

2008 :

  • formation introductive à la gestion des eaux de ballast en Jamaique, avec des participants des Bahamas, de Colombie, Cuba, Jamaïque, Antilles néerlandaises, Panama, Trinidad et Tobago et de l'OMI
  • ateliers nationaux en Colombie, aux Bahamas et à Trinidad et Tobago pour faciliter la mise en place de Groupes pilotes nationaux


2009 :

  • formation sur les inventaires biologiques de référence dans les ports en Colombie, avec des participants de Colombie, Jamaique, Trinidad et Tobago, Venezuela, Pérou, Argentine et Equateur (en partenariat avec la commission permanente du Pacifique Sud).
  • Première réunion au Panama du groupe pilote régional de GloBallast, et formation régionale sur la mise en oeuvre, sur le plan juridique, de la Convention de gestion des eaux de ballast. La plupart des pays partenaires étaient présents, et le CAR-REMPEITC a été chargé de l'élaboration d'une stratégie régionale. Présentation des résultats de cette réunion à l'IGM 14 en octobre 2010


2010 :

  • participation du CAR-REMPEITC à la formation régionale sur la mise en oeuvre, sur le plan juridique, de la Convention de gestion des eaux de ballast.pour les pays d'Amérique centrale organisée par COCATRAM. Le CAR-REMPEITC a présenté la stratégie régionale demandée en 2009 et a invité tous les pays présents à la mettre en oeuvre dès que possible en mettant en place leurs groupes pilotes nationaux.