Centre d'Activités Régional pour le protocole relatif aux zones et à la vie sauvage Spécialement Protégées de la Grande Région Caraïbe
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Cartagena et SPAW : introduction

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La Convention de Carthagène

La Grande Région Caraïbe dépend étroitement de ses ressources marines et côtières pour la plus grand part de son activité économique. Le tourisme balnéaire constitue à présent une part majeure de l’économique de la plupart des îles et le secteur de la pêche, en dépit de son déclin global, reste une activité économique et traditionnelle importante pour de nombreux pays de la région. Ces activités sont dépendantes, à un degré important, de surfaces relativement petites de récifs coralliens, d’herbiers et de zones humides, au sein d’une mer semi-fermée partagée par un grand nombre de nations aux systèmes politiques, cultures et niveaux de développement très variés. C’est pourquoi la gestion durable des ressources marines et côtières et la protection des habitats critiques par une coopération régionale concertée est vitale pour les populations de la Caraïbe.

Reconnaissant ceci, les nations caribéennes ont adopté en 1983 la Convention de Carthagène (Convention pour la protection et la mise en valeur de l’environnement marin de la Grande Région Caraïbe), seul accord régional légalement contraignant sur l’environnement. Trois protocoles traitant de la biodiversité (Specially Protected Areas and Wildlife - SPAW, 1990), des pollutions d’origine tellurique (Land-based pollutions – LBS, 1999) et des pollutions par les hydrocarbures (1983) complètent et déclinent la Convention. L’application de la convention s’est traduite par la mise en place d’un Programme pour l’Environnement des Caraïbes (PEC). Le Secrétariat de la Convention est assuré par l’Unité de Coordination Régionale du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE-CAR/UCR) basée à Kingston en Jamaïque. Son rôle est de coordonner le programme et les actions à entreprendre pour la protection de la mer des Caraïbes.

L’ensemble du grand bassin Caraïbe est concerné. Il s’agit non seulement des territoires insulaires baignant dans la mer des Caraïbes mais aussi de ceux dont les bassins versants s’y déversent. Sont donc concernés 37 territoires (dont 28 pays indépendants) allant du golfe du Mexique au plateau des Guyanes et des côtes colombiennes à la péninsule de Floride.

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Corail

Le Protocole SPAW

Le Protocole SPAW suit une approche par écosystème et fournit un cadre légal unique pour la conservation de la biodiversité dans la région. Le Protocole SPAW est également reconnu comme étant un instrument important pour l’atteinte des objectifs d’accords mondiaux sur la biodiversité tels que la Convention sur la Diversité Biologique ou la Convention Ramsar. D’importantes initiatives régionales ont été lancées sous les auspices de SPAW, en particulier pour le renforcement des aires protégées, la conservation d’espèces clefs et la protection des récifs coralliens, avec la participation et l’implication de toutes les parties prenantes majeures, des gouvernements aux Organisations Non Gouvernementales et aux communautés locales.

Signé en janvier 1990, le Protocole SPAW a pour objectifs :

  • la protection, la préservation et la gestion durable des zones qui présentent une valeur écologique particulière ;
  • la protection, la préservation des espèces sauvages menacées ou en voie d’extinction ainsi que leurs habitats.

Le Protocole SPAW est devenu une loi internationale le 18 juin 2000. Ce Protocole a été ratifié par 16 pays [1]

Selon les termes du Protocole, les Parties doivent, conformément à leur propre législation et réglementation, prendre toutes les mesures pour protéger, conserver et gérer de manière durable sur leur territoire les zones qui ont besoin d’une protection et les espèces animales et végétales menacées.

Notes

[1Bahamas, Barbade, Belize, Colombie, Cuba, République Dominicaine, France (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Saint-Barthélémy, Saint-Martin), Grenade, Guyana, Pays-Bas (Aruba, Bonaire, Curaçao, Saba, Saint-Eustache, Sint Maarten), Panama, Sainte-Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines, Trinidad et Tobago, Etats-Unis (États longeant le Golfe du Mexique, Iles Vierges Américaines, Puerto-Rico), Venezuela.