Centre d'Activités Régional pour le protocole relatif aux zones et à la vie sauvage Spécialement Protégées de la Grande Région Caraïbe
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Aires marines protégées : Caribbean Challenge Initiative

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Caribbean Challenge (Défi caribbéen)

I. Informations générales
 
Porteur du projet : ONG « The Nature Conservancy » (TNC)
 
Partenaires (liste non exhaustive) : PNUE, PNUD, GLISPA
 
Objectif du projet : Création et/ou renforcement d’AMP à concurrence de 20% des ZEE et financement durable
 
Pays participants : Bahamas, République dominicaine, Jamaique, Saint-Vincent et les Grenadines, Sainte-Lucie, Grenade, Antigua et Barbuda et Saint-Kitts et Nevis
 
Financement : Mutiple : TNC, FEM, Banque mondiale, pays (notamment Allemagne et Italie), associations et fondations internationales
 
Montant : 40 millions de dollars US prévus pour le Fonds fiduciaire, et plus de 10 millions de dollars US pour des actions sur site
 
Site internet :
 
Contact :
The Nature Conservancy/Programme Caraïbe


 


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II. Description

 
Le projet global
Le Caribbean Challenge est un projet de grande envergure impulsé par TNC, qui a engagé 20 millions de dollars en contrepartie d’un engagement des pays de la Caraïbe à soutenir et gérer de nouvelles aires protégées, ainsi que les aires protégées existantes. L’objectif est ambitieux : les pays engagés doivent protéger 20% de leurs habitats marins et côtiers d’ici à 2020. Les Bahamas, la République dominicaine, la Jamaique, Saint-Vincent et le Grenadines, Sainte-Lucie, la Grenade, Antigua et Barbuda et Saint-Kitts et Nevis sont d’ores et déjà impliqués dans le projet. Les objectifs sont les suivants :
  • Aider les pays à tenir leurs engagements vis-à-vis du Programme de Travail sur les Aires protégées de la Convention sur la Diversité biologique (CDB) et leurs engagements régionaux dans le cadre de la Convention de Carthage et du Protocole SPAW ;
  • Protéger légalement au moins 5 millions d’hectares d’habitats marins et gérer efficacement au moins 2 millions d’hectares de zones de gestion marine nouvelles ou existantes, y compris des aires marines protégées ;
  • Garantir un financement durable de ces systèmes nationaux d’aires protégées par la création d’un fonds en fidéicommis de niveau national pour les aires protégées et d’une politique correspondante, ainsi que par d'autres mécanismes financiers de conservation comme des droits dérivés du tourisme et du développement pour les aires protégées, des taxes environnementales, etc. 
  • Créer des sites de démonstration présentant les meilleures pratiques de conservation et de gestion pouvant être reproduites dans la grande région des Caraïbes.
 
Les projets FEM des pays engagés
Plusieurs pays engagés dans le Caribbean Challenge ont reçus des fonds du FEM. On compte ainsi quatre projets FEM en soutien au Caribbean Challenge :
  1. « Financement et gestion durables des écosystèmes marins des Caraïbes orientales » (dans 5 pays de l’Organisation des Etats des Caraïbes orientales (OECS) ;
  2. « Création d’un Réseau durable pour les Aires marines protégées nationales – Bahamas » ;
  3. « Repenser le Système des Aires protégées nationales pour parvenir à la Durabilité financière - République Dominicaine »
  4. « Renforcer la durabilité opérationnelle et financière du Système des Aires protégées nationales de Jamaïque ».
Le Caribbean Challenge va, schématiquement, travailler selon deux axes, que l'on retrouve dans chacun des projets FEM ci-dessous :
  • mise en place d'un fonds fiduciaire régional, et de fonds fiduciaires nationaux, afin de garantir un financement durable pour la création et la gestion d'aires protégées ;
  • développement d'actions sur le terrain afin de créer de nouvelles aires protégées et d'améliorer la gestion des aires protégées existantes.
 
Le projet support du PNUE-PEC
C'est en soutien à ce deuxième axe que le PNUE-PEC coordonne un projet financé par le gouvernement italien et intitulé : « Soutien régional à l’initiative Caribbean Challenge : Mise en réseau, renforcement et coordination régionale de la gestion des AMP ».
 
Montant du projet : 1,5 millions de dollars US
Mise en oeuvre : CaMPAM
 
Ce projet, d'une durée de deux ans, se concentre en priorité sur les pays engagés dans le Caribbean Challenge, sans exclure les autres pays de la Caraïbe.  L’objectif consiste à soutenir l’élaboration d’un réseau d’aires marines protégées (AMP) fonctionnel, biologiquement représentatif et capable de s’adapter au changement climatique en cohérence avec les objectifs du Protocole relatif aux espaces et aux espèces spécialement protégées (SPAW) de la Convention de Cartagena, et avec ceux de l’initiative GLISPA.
 
Les principales activités, qui seront développées en coopération avec le Réseau et forum de gestion des aires marines protégées de la Caraïbe (CaMPAM), seront les suivantes :
  • Aider les pays à développer leurs réseaux nationaux d’AMP et soutenir, lorsque les conditions le permettent, la création de réseaux et/ ou de corridors sous-régionaux et transfrontaliers biologiquement représentatifs ;
  • Améliorer les capacités pour une gestion plus efficace des AMP, notamment par des formations ciblées, des tutorats et des visites de sites abordant les besoins et problèmes communs à toutes les AMP des Caraïbes (y compris, le cas échéant, de sites dans d’autres régions inclues dans les objectifs du GLISPA) ;
  • Organiser des réunions de coordination afin de s’accorder sur les approches communes à adopter pour l’élaboration et la gestion des AMP, y compris concernant les réseaux d'AMP ;
  • Mettre au point un système régional de communications régulières, y compris des outils de communication et des publications ;
  • Harmoniser le suivi et les indicateurs écologiques et socioéconomiques de l’efficacité des AMP (en prenant en considération les efforts mondiaux comme le GLISPA) ;
 


 


III. Actualités

  • Réunions de coordination. Deux réunions de coordination CCI impliquant les huit gouvernements membres ont été tenues pour fournir aux représentants des gouvernements la possibilité de faire un rapport sur les avancées de chacun dans leurs pays respectifs, pour mettre à jour le statut du CBF, partager des informations entre pays et discuter des éventuels éléments d'une deuxième phase du CCI. Les réunions se sont tenues à Puerto Morales, Mexique (novembre 2011) et à la Grenade (octobre 2011).
  • Sommet. À ces deux réunions de coordination, les gouvernements ont discuté l'idée d'un Sommet CCI de représentants de la vie Politique et des Affaires à la fin 2012, qui pourrait être conçu pour mobiliser les nouveaux engagements de conservation et de financement sur l'environnement marin et côtier et lancer de nouveaux partenariats public-privé.
  • Fonds pour la Biodiversité dans la Caraïbe. Des progrès significatifs ont été fait autour de l'établissement formel du CBF, y compris la finalisation d'un jeu de documents légaux pour diriger ses opérations. On s'attend à ce que le CBF soit légalement établi comme une œuvre de bienfaisance britannique dans quelques semaines et un certain nombre d'étapes sont prévues pour 2012 pour en faire un fonds opérationnel qui peut commencer à répartir le financement des pays du CCI début 2013.
  • Projet GEF pour la Caraïbe Orientale. Un projet de 8.75 millions de dollars qui sera implémenté par TNC, a été formellement approuvés en septembre 2011 et soutiendra la conservation d'aires protégées dans cinq pays de la Caraïbe Orientale (Antigua et Barbuda, la Grenade, st. Kitts et Nevis, st. Lucia, st. Vincent et les Grenadines). Une des principales activités est de soutenir le financement durable - incluant la capitalisation du CBF et l'établissement des Fonds de placement pour les Aires Protégées Nationales qui recevront des ressources du CBF.